Les plus beaux palaces du monde : guide d'un voyage d'exception
Du Ritz Paris au Raffles Singapour, notre sélection de palaces de légende : adresses, ambiances et conseils pour les choisir intelligemment.

Six palaces qui dominent l’hôtellerie mondiale
Un palace n’est pas un hôtel cher : c’est un récit. Histoire centenaire, emplacement rare, savoir-faire transmis et un certain rapport au temps le distinguent. Six adresses dominent aujourd’hui le segment mondial — Ritz Paris, Cipriani Venise, Raffles Singapour, Bürgenstock, Belmond das Cataratas et Aman Tokyo — et méritent qu’on s’y prenne intelligemment.
Tableau comparatif des six palaces
| Palace | Pays | Année d’ouverture | Chambres | Atout signature |
|---|---|---|---|---|
| Ritz Paris | France | 1898 | 142 | Place Vendôme, bar Hemingway |
| Cipriani | Italie | 1958 | 96 | Piscine olympique à Venise |
| Raffles | Singapour | 1887 | 115 | Cour coloniale classée |
| Bürgenstock Resort | Suisse | 1873 | 102 | Vue à 1 000 m sur les Quatre-Cantons |
| Belmond das Cataratas | Brésil | 1958 | 187 | Seul hébergement intra-parc Iguaçu |
| Aman Tokyo | Japon | 2014 | 84 | Spa sur deux étages, 33ᵉ étage |
Six palaces qui ont marqué leur siècle
Le Ritz Paris (France)
Réouvert en juin 2016 après quatre années et 200 millions d’euros de rénovation, le Ritz a su préserver l’âme posée sur la place Vendôme depuis 1898. Le bar Hemingway et le restaurant L’Espadon (deux étoiles Michelin) restent des références mondiales. À privilégier : les chambres jardin, plus calmes que celles donnant sur la place.
Le Cipriani (Venise, Italie)
Posé sur l’île de la Giudecca depuis 1958, le Cipriani offre un avantage rare : une piscine olympique de 50 mètres dans une ville sans piscines publiques. Une navette privée relie l’hôtel à la place Saint-Marc en cinq minutes de vaporetto. Idéal pour s’extraire de la foule en juillet-août, lorsque la ville accueille jusqu’à 80 000 visiteurs par jour.
Le Raffles Singapour (Singapour)
Berceau du Singapore Sling depuis 1915, le Raffles incarne l’hôtellerie coloniale réinterprétée. Sa rénovation 2017-2019 (180 millions de dollars) a respecté les arcades et la cour intérieure classée. À ne pas manquer : un afternoon tea au Tiffin Room, expérience qui justifie à elle seule un détour pour qui transite par Changi.
Le Bürgenstock Resort (Suisse)
Posé en surplomb du lac des Quatre-Cantons à 874 mètres d’altitude, le Bürgenstock offre une vue sans équivalent en Europe. Plusieurs hôtels coexistent sur le domaine de 60 hectares ; le Palace Hotel reste le plus emblématique avec ses 102 chambres. Funiculaire privé depuis Kehrsiten, accessible en quarante minutes depuis Zurich.
Le Belmond Hotel das Cataratas (Brésil)
Seul hébergement situé à l’intérieur du parc national des chutes d’Iguaçu côté brésilien, ouvert dès 1958. Son intérêt est aussi simple qu’imbattable : disposer des 275 chutes pour soi avant l’ouverture du parc à 9 h et après sa fermeture à 17 h, lorsque les groupes d’excursionnistes sont rentrés.
Le Aman Tokyo (Japon)
Au sommet de la tour Otemachi, du 33ᵉ au 38ᵉ étage, l’Aman Tokyo propose une lecture japonaise du prestige : matériaux bruts, sobriété, lumière. Le spa sur deux niveaux (2 500 m²) fait partie des plus aboutis de la capitale, avec piscine de 30 mètres face au Palais impérial.
Comment bien choisir son palace
Quelques critères à pondérer avant de réserver :
- L’emplacement prime presque toujours sur la chambre. Une chambre standard idéalement située vaut mieux qu’une suite excentrée de dix minutes en taxi.
- La saison transforme l’expérience. Un palace alpin en février vit autrement qu’en septembre — vérifiez l’ouverture du spa, des restaurants et des navettes.
- Les espaces communs (lobby, bar, piscine, jardin) comptent souvent plus que la décoration des chambres : un palace se mesure à ses heures creuses.
- L’équipe se mesure en discrétion, pas en zèle. Les établissements qui en font trop trahissent souvent une clientèle nouvelle.
Combien coûte une nuit en palace
Les tarifs publics 2026 oscillent fortement selon la saison et la catégorie de chambre. Repère pour une chambre d’entrée de gamme, hors taxes :
| Palace | Basse saison | Haute saison |
|---|---|---|
| Ritz Paris | 1 300 € | 2 200 € |
| Cipriani Venise | 1 200 € | 2 800 € |
| Raffles Singapour | 950 € | 1 600 € |
| Bürgenstock Palace | 800 € | 1 400 € |
| Belmond das Cataratas | 700 € | 1 200 € |
| Aman Tokyo | 1 800 € | 2 600 € |
Le Royal Mansour à Marrakech, autre référence du segment, complète utilement cette liste pour qui voyage hors saison vers les capitales du sud.
Le détail qui change tout
Une visite réussie tient parfois à un instant : une lumière du matin sur la place Vendôme, un afternoon tea au Tiffin Room, une piscine déserte à Venise au coucher du soleil. Le palace est un décor — c’est à vous d’écrire la scène. Pour rapporter ces instants, nos repères en photographie de voyage s’appliquent particulièrement bien aux intérieurs en lumière naturelle.
Conseil : pour un premier séjour, préférez deux nuits dans un palace plutôt que cinq nuits dans un quatre-étoiles correct. L’expérience marque davantage et le coût total reste inférieur.
Avant de réserver
Trois questions tranchent la décision : quelle saison, quel emplacement, quel rythme. Un palace centre-ville se vit l’hiver pour la culture (Vienne, Kyoto, Tokyo), un palace nature au printemps ou à l’automne (Bürgenstock, Iguaçu), un palace côtier en mi-saison (Cipriani, Raffles).
Les croisières premium permettent de cumuler plusieurs adresses : voyez nos itinéraires de croisière en Méditerranée qui combinent escales urbaines et hôtellerie de prestige. Pour les séjours courts en capitale, nos guides Vienne, Kyoto et Buenos Aires listent les palaces signature de chaque ville. Et pour combiner sport et palace, les parcours de golf mythiques ouvrent souvent des hébergements d’exception sur leur propriété.
Un palace n’est jamais une simple chambre : c’est un fragment de mémoire qu’on choisit, et qui, bien choisi, reste l’un des points fixes d’une vie de voyageur.